Comment fonctionne la relation entre alcool et risque accru de développer un cancer

L’alcool est la substance psychoactive la plus consommée dans le monde : 44 % des personnes de plus de 15 ans déclaraient en consommer en 2019. Mais l’alcool a aussi été attribué à 4,1 % des nouveaux cas de cancer dans le monde en 2020. En France, elle est, après le tabagisme, la deuxième cause évitable de mortalité par cancer. 

Cancer du sein, cancer du foie, cancer colorectal… Une nouvelle étude du Directeur général de la santé des États-Unis s’est penchée sur les liens entre la consommation d’alcool et les risques de développer un cancer et les résultats sont sans appel. La consommation d’alcool est liée à au moins sept types de cancer (cancers du sein, colorectal, du foie, de l’œsophage, de la bouche, de la gorge et du larynx) et même en petite quantité (à savoir dès un verre par jour), l’alcool augmente le risque de développer un cancer.

Dans cette nouvelle étude, relayée par le site Mercola, les chercheurs expliquent qu’en arrivant dans le foie, l’alcool (ou plus précisément l’éthanol) se transforme en acétaldéhyde. Un composé toxique qui « endommage directement l’ADN et favorise le développement de tumeurs », augmentant ainsi le risque de cancer.

Les scientifiques expliquent également que la consommation d’alcool entraîne une augmentation de l’inflammation. Ainsi que des changements hormonaux, notamment une augmentation des taux d’œstrogènes, qui aggravent le risque de cancers hormonaux, à commencer par le cancer du sein. Ainsi, la consommation d’un verre d’alcool par jour augmente de 10 % le risque de cancer du sein chez les femmes.

Les effets réels de l’abstinence

Les experts pointent, en outre, le fait que tous les alcools sont concernés par ces risques et qu’il existe des effets indirects liés à leur consommation. Par exemple, l’alcool agit comme « un solvant », c’est-à-dire qu’il va faciliter la pénétration d’autres agents cancérigènes, comme ceux présents dans la fumée de tabac. Les risques sont donc doubles.

La bonne nouvelle, c’est que, selon une étude publiée dans le New England Journal of Medicine, l’arrêt de la consommation d’alcool va de pair avec une diminution du risque de développer un cancer. Ainsi, après 20 ans d’abstinence, les risques de cancers de la bouche ou de l’œsophage sont réduits de 55 %. Chez les gros buveurs, les bénéfices sont encore plus marqués, avec une baisse du risque de cancer de l’œsophage pouvant atteindre 70 %.

En parallèle, n’oubliez pas de faire vos dépistages pris en charge par la Sécurité sociale ainsi qu’un check-up complet pour vous assurer d’un bon suivi médical et d’une prise en charge précoce en cas de problème.

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