Selon plusieurs études américaines récentes, la baisse de la testostérone chez la femme au moment de la ménopause pourrait être responsable de la baisse de libido vécue par nombre d’entre elles à cette période de leur vie.
Dans l’esprit du grand public, la testostérone est associée exclusivement aux hommes et à leur masculinité. Pourtant, cette hormone est également présente dans le corps des femmes, simplement en quantité dix fois moins importante. De plus en plus d’études s’intéressent désormais à cette présence, dont le rôle ne fait pas consensus au sein de la communauté scientifique.
Les dernières études, relayées par la Dr Mary Claire Haver Sur le site de Katie Couric, une journaliste américaine, affirment que la testostérone est « tout aussi importante pour la santé et la vitalité que l’œstrogène » pour la femme. Cette hormone aurait notamment un rôle essentiel dans le soutien des systèmes cardiovasculaire, musculaire, squelettique et reproducteur. Elle aurait surtout pour effet de réguler notre libido.
De fait, certains scientifiques estiment que la baisse de libido observée par un grand nombre de femmes au moment de la ménopause (40 % aux États-Unis) serait liée à la baisse de testostérone dans l’organisme à cette période de la vie. Pour y remédier, certains médecins conseillent dès lors à leurs patientes de prendre un traitement à base de testostérone pour « rétablir les niveaux à la plage physiologique normale et améliorer le désir sexuel, sans pousser le corps vers un profil hormonal « masculin » ».
En dehors de toute prescription médicale
Ces supplémentations se font néanmoins en dehors de toute prescription médicale, car, comme nous l’indiquions au début de cet article, le rôle joué par la testostérone chez la femme est encore sujet à débat. « Rien n’est vraiment certain », tranche ainsi le Pr Jacques Young, endocrinologue, dans « Santé Magazine ». « Ce rôle sexuel physiologique chez la femme est largement débattu par la communauté scientifique. »
Si le sujet vous intéresse, il est recommandé de vous rapprocher de votre médecin généraliste ou de votre gynécologue pour avoir un avis correspondant à votre situation personnelle.
En 2021, une étude parue dans le « Journal of sex research » avait fait grand bruit aux États-Unis et en France. La chercheuse londonienne Wendy Macdowall et ses équipes y étudiaient le lien entre les taux de testostérone et l’activité sexuelle générale des femmes.
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