Compléments alimentaires : la FAO tire la sonnette d’alarme

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Face à la hausse de la consommation de compléments alimentaires, l’Agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) rappelle que la consommation de ces produits doit être encadrée par des professionnels de santé.

Ces dernières années, les ventes de compléments alimentaires n’ont cessé de grossir. À tel point qu’en 2024, 61 % des Français en ont consommé et même plusieurs fois dans l’année pour 77 % d’entre eux, selon une étude menée par Synadiet. Or, leur consommation n’est pas sans risques, comme le rappelle l’Agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO).

Dans un rapport publié le 29 avril, la FAO explique que si les compléments alimentaires « sont généralement perçus comme sûrs et bons pour la santé », « leur utilisation sans une compréhension adéquate ou sans l’avis de professionnels qualifiés peut entraîner des problèmes de sécurité alimentaire ». Le principal risque étant le surdosage.

Attention au surdosage et aux interférences

Vitamines, collagène, gelée royale, levures de bière, spiruline, zinc, magnésium, mélatonine, algues… Poussés par la publicité et les réseaux sociaux, nombre de personnes ont tendance à multiplier les compléments alimentaires, sans vraiment connaître la composition exacte des produits qu’ils ingèrent. Surtout quand les achats sont effectués sur Internet et/ou sans l’avis d’un professionnel de santé.

Problème : plusieurs compléments peuvent contenir les mêmes molécules et leur combinaison entraîne un surdosage dans l’organisme avec des risques pour l’organisme et principalement pour le foie. Ce risque concerne par exemple le fer, mais aussi le calcium – une hypercalcémie pouvant provoquer entre autres des calculs rénaux – ou la vitamine A qui, consommée à haute dose, peut entraîner une perte de la vision ou une atteinte hépatique.

Autre risque, celui des interactions médicamenteuses : le calcium peut perturber l’action de certains médicaments contre les troubles cardiaques et de certains antibiotiques. La vitamine K est, de son côté, contre-indiquée en cas de prise de traitement anticoagulant. Il existe ainsi plusieurs contre-indications à la prise de compléments alimentaires qui doivent être prises très au sérieux.

Privilégier une alimentation de qualité

Aussi, si les compléments alimentaires peuvent s’avérer très utile dans le cadre d’une prescription et d’un suivi médical, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) rappelle dans « Le Monde » que « Pour la grande majorité de la population, tous les désordres alimentaires peuvent se régler par un rééquilibrage diététique de l’alimentation, puisque l’offre alimentaire disponible en France est suffisamment riche et variée pour couvrir l’ensemble de nos besoins. »

Sur ce point, le Vidal propose un récapitulatif très précis de l’alimentation idéale pour être en pleine forme. Et si jamais vous vous laissez tenter par des compléments alimentaires, voici quelques règles simples à respecter :

  • Éviter d’acheter sur des sites Internet hébergés hors de l’Union européenne ;
  • Ne pas consommer plusieurs compléments alimentaires en même temps ;
  • Lire attentivement l’étiquetage ;
  • Consulter un médecin en cas de doute sur un produit.

Dans tous les cas, il est important d’effectuer des bilans de santé de façon régulière pour s’assurer que le moindre problème sera pris en charge au plus vite.

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