
Une étude parue cet été dans Communication Medicine donne la réponse: c’est oui. Et comme l’autre jet lag, il n’est pas bon du tout pour la santé …
Le jet lag alimentaire étudié spécifiquement sur la cohorte nutrinet- santé – 105 000 participants à 80% des femmes – de 2009 à 2023 n’est pas n’importe quel décalage dans les horaires d’alimentation. Le focus porte sur les personnes qui ont des horaires de repas très différents pendant la semaine de travail et pendant les jours de congé. Pendant la semaine, des horaires de repas imposés par les contraintes du travail. Le week-end, des horaires décidés par les personnes étudiées elles-mêmes en fonction de leurs préférences, de leurs habitudes familiales, peut-être de leurs rythmes biologiques propres.
Le résultat à retenir: un « jet lag alimentaire » important (des horaires de repas le week-end très différents de ceux de la semaine) présente un risque significatif pour la santé. Maladies cardiovasculaires: +14% et risque coronaire: + 21%
Et on retrouve aussi les associations en amont qui peuvent expliquer ces risques accrus: le jet lag alimentaire est corrélé à un IMC plus élevé, une tension plus élevée, un contrôle glycémique plus faible.
Une illustration supplémentaire que nos rythmes circadiens (notre horloge interne) n’aiment pas être déréglés.
Que dire d’autre? Les hommes sont plus touchés que les femmes. Est-ce lié à des professions plus exposées aux horaires décalés? Ou au fait que l’horloge interne des femmes est plus souple?
Une conclusion simple en tout cas: certains subissent le jet lag alimentaire à cause de leurs contraintes professionnelles et sociales. Mais si vous pouvez l’éviter … Faîtes-le!
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