
Enfin!
L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) avait tiré la sonette d’alarme sur les risques liés au Cadmium en 2019 et remis un nouveau rapport en 2026 appelant à diminuer drastiquement le seuil de cadmium admis dans les engrais phosphatés. En 2021, c’est Santé Publique France qui publiait les résultats de l’étude Esteban démontrant l’impregnation forte de la population à ce métal lourd. En 2025, les groupements de médecins libéraux (URPS ) qualifiaient la situatrion de bombe sanitaire faisant le lien entre cette contamination de la population française au cadmium et l’explosion de certaines pathologies comme le cancer du pancréas ou le cancer du rein.
Face à cette pression des autorités sanitaires, le gouvernement vient d’annoncer au début du mois d’octobre l’abaissement du taux maximum de cadmium dans les engrais phosphatés qui passera de 90mg/kg aujourd’hui à 20mg/kg en 2030 (en passant par 60mg en 2027 et 40mg en 2028).
A titre de comparaison, le seuil actuel de 90mg par kilo est 50% plus élevé que la norme européenne (60mg) et plus de quatre fois supérieur aux pays scandinaves les plus engagés dans la réduction (20mg).
Il était temps. 99% de la population est imprégnée. 36% des enfants de moins de trois ans et 25% des enfants de trois à 17 ans dépassent la dose journalière tolérable.
Cette surexposition des enfants s’explique par une plus grande absorbtion par voie digestive desmétaux lourds mais aussi, essentiellement par une plus grande consommation des produits les plus contaminés: chocolat, pain, pâtes, riz, céréales du petit-déjeuner.
La » dette cadmium » c’est à dire ce que les générations futures devront payer pour soigner les conséquences sur la santé de cette exposition au cadmium est donc très inquiétante.
Laisser un commentaire